Le Quille-O-Thon de l’Association canadienne pour la liberté de choix  abat les obstacles à l’accès à l’avortement

 

Des militant(e)s pour les droits sexuels et reproductifs préparent un Quille-O-Thon-au profit des femmes qui ont besoin d’aide pour exercer leur choix.

 

Ottawa, le 10 février 2011 - Ce 28 avril, les supporteurs de la santé sexuelle et des droits reproductifs innovent: ils vous proposent de jouer aux quilles au bénéfice de l’accès à l'avortement! L'événement aura lieu au Centre West Park Bowling, 1205, rue Wellington.

 

L’Association canadienne pour la liberté de choix (ACLC) est un organisme de bienfaisance à but non-lucratif dont l’objectif est d’assurer le libre-choix en matière de sexualité et de reproduction au Canada. Elle offre de l’information non-biaisée sur les options possibles en cas de grossesse non planifiée. L’ACLC organise un Quille-o-Thon dont les bénéfices seront versés dans son Fonds de secours Norma Scarborough. L’événement s’inscrit dans la série d’évènements organisés par la Réseau national des fonds pour l’avortement pendant le mois d’août aux Etats-Unis et, pour la première fois cette année, au Canada.

 

Le Fonds de secours Norma Scarborough offre un soutien financier aux femmes pour qui l’accès à des services d’avortement implique un long voyage, comme c’est le cas d’une jeune femme de Colombie-Britannique qui a téléphoné à son hôpital local pour se faire dire que les avortements n’y étaient pas offerts. Une semaine plus tard, son besoin d’aide désormais pressant, elle a rejoint l’Association canadienne pour la liberté de choix : ayant deux enfants en bas âge, elle ne pouvait envisager de poursuivre une troisième grossesse mais venait tout juste de passer l'âge gestationnel où les avortements sont pratiqués dans sa communauté. Elle devait donc se rende à Vancouver mais ne pouvait pas se permettre le coût du billet d'autobus. Le Fonds de secours Norma Scarborough l’a aidée à se rendre à Vancouver où elle a finalement réussi à obtenir les soins médicaux dont elle avait tant besoin.

 

«Les femmes qui nous appellent font face à des obstacles incroyables lorsqu’elles tentent d'exercer leur choix en matière de reproduction», explique Agathe Gramet-Kedzior, Directrice générale par intérim de l’Association canadienne pour la liberté de choix. «Heureusement, l’ACLC est là pour les aider. Le Quille-O-Thon donne aux membres de la communauté l'occasion de poser un geste concret ».

 

Pour participer à la collecte de fonds, il suffit de constituer une équipe de 4 à 6 personnes dont le capitaine veille à ce que l’équipe atteigne ses objectifs. Les fonds aident directement des Canadiennes à accéder aux services d'avortement dont elles ont besoin. L’Association canadienne pour la liberté de choix encourage la créativité au niveau du nom et de la stratégie de collecte de fonds de chaque équipe.

 

Pour vous inscrire au Quille-o-Thon, veuillez visiter http://bowlathon.nnaf.org/ ou contacter volunteer@canadiansforchoice.ca.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter Agathe Gramet-Kedzior, Directrice générale par intérim au 613-789-9958 poste 223 ou director@canadiansforchoice.ca.






Le point sur les services d’avortement au Québec

 

Le 30 novembre 2010 _ _ L’Association canadienne pour la liberté de choix et la Fédération du Québec pour le planning des naissances dévoilent les résultats de la recherche « Le point sur les services d’avortement au Québec ».

 

«  Le mouvement féministe québécois s’est ardemment battu pour obtenir des services d’avortement accessibles et gratuits. Mais il n’en demeure pas moins que les Québécoises rencontrent encore beaucoup d’obstacles lorsqu’elles choisissent d’interrompre une grossesse » déplore Ainsley Jenicek, Chargée de projets à la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FPQN).

 

« Nous avons été choquées de constater qu’il est encore difficile d’obtenir de l’information à propos de l’avortement au Québec » explique Patricia LaRue, Directrice générale de l’Association canadienne pour la liberté de choix (ACLC). « Dans les points de services d’avortement, l’information à propos des services disponibles est facilement accessible dans seulement 55% des cas. Plusieurs CLSC et centres hospitaliers n’offrant pas le service sont incapables de diriger les femmes vers les services appropriés, se permettant même quelque fois de passer des jugements de valeur sur l’avortement », dit-elle.

 

Des appels anonymes à tous les CLSC et hôpitaux à travers le Québec ainsi que des entrevues avec les intervenantes en avortement ont permis d’établir un certain nombre de constats quant à l’organisation des services d’interruption volontaire de grossesse au Québec. « Nous avons constaté qu’encore aujourd’hui, les femmes peuvent parfois devoir attendre jusqu’à trois ou quatre semaines avant de terminer une grossesse. D’ailleurs, le coût de ce procédure demeure un obstacle pour les femmes sans carte d’assurance maladie et qui ne sont pas en mesure de payer, car plus de la moitié des établissements sont incapables de les aider financièrement » continue Mme Jenicek.

 

« Un des obstacles à l’accès le plus sérieux est la présence de certains centres d’aide à la grossesse qui ne s’affichent pas comme étant opposés à l’avortement mais offrent de l’information trompeuse sur les conséquences de l’avortement » explique-t-elle.

 

« Malgré ces obstacles, le Québec demeure la province canadienne où l’avortement est le plus accessible » conclut Mme Larue. « Les intervenantes en avortement à travers le Québec font preuve d’un très grand dévouement, travaillant plus qu’il ne leur est demandé pour offrir un service de qualité aux femmes qui en ont besoin ».

 

« Le Point sur les services d’avortement au Québec » est disponible en ligne à:

En français : www.fqpn.qc.ca/contenu/pdf/RechercheACLCFQPN2010.pdf

En anglais : http://www.canadiansforchoice.ca/focus_on_quebec.html

 

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Pour plus d'informations :
Patricia LaRue
Directrice générale, Association canadienne pour la liberté de choix
(613) 789-9958 poste 223

 

Ainsley Jenicek

Chargée de projets, Fédération du Québec pour le planning des naissances

(514) 866-3721






Lettre d’opinion pour le 14 mai 2009

Le 14 mai prochain, Ottawa sera le théâtre d’une marche pour la vie, une action pour contremarquer les 40 ans de l’adoption du « bill omnibus » qui a amendé les lois sur l’avortement et la contraception. Celle-ci s’inscrit dans un scénario d’actions plus large entrepris en février dernier, alors que des manifestants ont, pendant les 40 jours du carême, tenu des vigiles devant les cliniques d’avortement à travers le Canada et les États-unis, lieu d’origine de la l’initiative il y a quatre ans. Ces manifestations sont orchestrées par des organismes canadiens religieux anti-choix en croisade pour la bonne garde morale, le respect de la vie sous toutes ses formes et le maintien de la famille traditionnelle.

En tant que groupes « pro-choix », la Fédération du Québec pour le planning des naissances, l’Association canadienne pour la liberté de choix et la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada, ne sommes pas contre la vie, mais bien pour la liberté d’exercer un des droits les plus fondamentaux, celui de pouvoir choisir d’avoir un enfant ou non. Nous ne pouvons pas rester sans réponse face à des actions de ce genre.

Les manifestations des groupes religieux « anti-choix », devant les cliniques, sous prétexte de respecter la vie, ne respectent ni le droit de choisir ni le droit à la vie privée des femmes qui désirent recevoir des soins de santé auxquels elles ont droit, et ce, en toute confidentialité. Les manifestations ont comme but premier d’exercer une intimidation et un jugement moral sur les femmes qui recourent aux services d’avortement. Les femmes deviennent des otages à la porte de la clinique, perturbées et confrontées aux manifestants immédiatement avant de recourir à cette intervention médicalement et légalement reconnue. D’ailleurs, des lois, des jugements et des injonctions circonscrivent ou maintiennent l’interdiction de manifester devant les cliniques d’avortement, afin de préserver la confidentialité et le droit à la vie privée des femmes face à un choix si personnel et important pour leur avenir. Ces dernières actions du mouvement « anti-choix » nous rappellent le manque de compassion et de respect que les opposants de l’avortement ont envers les femmes. A-t-on besoin de rappeler la toute dernière controverse, celle d’une petite fille brésilienne de 9 ans, enceinte de jumeaux, conséquence du viol de son beau-père. Après avoir subi un avortement, sa mère et toute l’équipe médicale se sont vus excommuniés de l’Église catholique. Les représentants de l’Église ont clairement manqué de compassion et de discernement à l’égard de la jeune fille et de ses proches.

En plus, ces évènements anti-choix ont soulevé à nouveau le débat entourant le droit des femmes : le droit des femmes de choisir ce qui est nécessaire pour elles, le droit des femmes à l’égalité et au respect dans leurs décisions et le droit des femmes à une maternité sans risque. La femme qui décide avoir un avortement ne prend jamais cette décision facilement. C’est un choix qui est complexe, troublant et qui mérite le respect, le soutien et l’accompagnement.

En parallèle à cette série d’actions, des pétitions ont été distribuées, notamment par des conseils scolaires, pour proposer à nouveau une loi pour la « protection de la vie du foetus ». Encore une fois, il est inconcevable que certaines écoles catholiques primaires, qui reçoivent des subventions provenant de nos taxes, cautionnent ce genre d’idéologies archaïques qui ne respectent pas les femmes. Il ne faut pas oublier que l’accès à l’avortement a contribué à sauver la vie des milliers des femmes à travers le Québec comme partout ailleurs au monde. Le respect de la vie passe aussi par le respect de tous les droits reproductifs des femmes.

Depuis près de 20 ans, les femmes luttent pour que le droit à l’avortement soit garanti. Les nombreuses menaces « anti-choix », par la droite religieuse et conservatrice, constituent un « acharnement avortique » qui n’a plus sa raison d’être en 2009. Ne serait-il pas le temps qu’on passe à autres choses ?




L’Association canadienne pour la liberté de choix transmet ses félicitations au Dr Henry Morgentaler pour sa investiture à l’Ordre du Canada

Ottawa, le 10 octobre 2008 -- L’Association canadienne pour la liberté de choix félicite le Dr Henry Morgentaler pour sa distinction de l’Ordre du Canada. C’est un moment historique qui souligne l’engagement profond et la contribution du Dr Morgentaler au mieux-être des femmes canadiennes et leur garantir des soins et des droits en matière de santé reproductive. « Malgré des obstacles semblant insurmontables, le Dr. Morgentaler a toujours persévéré dans son combat pour garantir des soins sécuritaires aux femmes, sécurité compromise par les avortements clandestins pouvant causés la mort et de sévères complications de santé », affirme le docteur Norman Barwin, Président de l’Association canadienne pour la liberté de choix, également membre de l’Ordre du Canada.

« Quotidiennement, je parle avec des femmes qui vivent la dure réalité d’une grossesse non planifiée », explique Erin Leigh, Directrice générale par intérim de l’Association canadienne pour la liberté de choix. « Plusieurs de ces femmes sont soulagées d’apprendre qu’elles ont l’option, le choix, de terminer leur grossesse, de même qu’elles ont le droit de décider de leur futur et de contrôler leur propre destinée. » L’engagement indéfectible du Dr. Morgentaler à l’égard des droits reproductifs est hautement louable, il mérite son investiture à l’Ordre du Canada.

L’Association canadienne pour la liberté de choix un organisme de bienfaisance, sans but lucratif, voué à assurer des choix en matière de procréation pour l’ensemble des Canadiens et Canadiennes. Le travail de l’Association canadienne pour la liberté de choix porte sur la promotion de l’accès aux méthodes de contraception, la prévention des grossesses non-désirées, l’augmentation de la quantité et de la qualité d’information qui circule sur la santé reproductive, l’amélioration de l’accès aux services d’avortements sécuritaires, la formation des médecins et spécialistes de la santé aux thèmes reliés à la santé reproductive, ainsi que l’éducation des femmes, des hommes et des jeunes pour que tous et toutes puissent prendre des décisions éclairées en matière de sexualité et de reproduction.

CFC imagine un monde où les individus - indépendamment de leur âge, race, genre, orientation sexuelle, lieu de résidence, statut socio-économique ou autre statut- ont accès à l’information, aux ressources et aux services requis pour faire des choix libres sur tous les aspects relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs.

Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Dr. Norman Barwin,
Président, Association canadienne pour la liberté de choix 613-728-5711 (Anglais seulement)

Erin Leigh,
Directrice générale par intérim, Association canadienne pour la liberté de choix 613-789-9958 poste 223




L’Association canadienne pour la liberté de choix se réjouit de la nomination du Dr Morgentaler à l’Ordre du Canada

4 juillet 2008 _ _“Le Docteur Morgentaler est un médecin qui a démontré beaucoup de force de caractère. Malgré les difficultés qu’il a vécues, il s’est engagé dans une longue lutte pour permettre aux femmes canadiennes d’exercer leur choix en matière de reproduction. Il a ainsi sauvé un très grand nombre de femmes de la mort et des complications reliées aux avortements clandestins. Pour cette raison, le docteur Morgentaler mérite que sa contribution envers la santé des femmes soit reconnue par l’Ordre du Canada” affirme le docteur Norman Barwin, Président de l’Association canadienne pour la liberté de choix et membre de l’Ordre du Canada.

Le premier juillet dernier, la gouverneure générale Michaëlle Jean, a annoncé la nomination du docteur Morgentaler à l’Ordre du Canada "pour avoir donné aux femmes diverses options concernant leurs soins de santé, pour sa détermination à influencer les politiques publiques canadiennes et son rôle de chef de fil au sein d’organisations humanistes et civiles". L’Ordre du Canada, la plus haute récompense du régime canadien de distinctions honorifiques, a été créé pour remercier les citoyens canadiens qui se dévouent pour faire de notre pays un meilleur endroit où vivre.

Le docteur Morgentaler a passé sa vie professionnelle à se battre pour que les femmes canadiennes puissent contrôler leur destinée. Il a risqué sa carrière, sa santé et même sa propre sécurité pour offrir aux femmes l’accès à des services d’avortement légaux et sécuritaires.

“À tous les jours, je parle avec des femmes qui font face à une grossesse non planifiée” ajoute Patricia LaRue, Directrice générale de l’Association canadienne pour la liberté de choix. “Plusieurs de ces femmes sont soulagées d’apprendre qu’elles ont l’option de terminer leur grossesse. Sans le travail acharné du docteur Morgentaler, elles n’auraient pas de choix. Plusieurs tenteraient de terminer leur grossesse en visitant des cliniques clandestines ou en tentant de s’auto-provoquer, comme les femmes le faisaient avant la décision Morgentaler de 1988”. Les femmes de tous les coins du pays sont reconnaissantes envers le docteur Morgentaler pour ses efforts et ses sacrifices, lesquels leur ont donné le droit de décider quoi faire de leur corps.

Le docteur Morgentaler mérite l’honneur qu’on lui a conféré car il a changé le cours de l’Histoire pour toutes les Canadiennes et les Canadiens. L’Association canadienne pour la liberté de choix applaudi la décision du Conseil de l’Ordre et de la gouverneure générale de nommer Henry Morgentaler en tant que membre de l’Ordre du Canada.

L’Association canadienne pour la liberté de choix un organisme de bienfaisance, sans but lucratif, voué à assurer des choix en matière de procréation pour l’ensemble des Canadiens et Canadiennes. Le travail de l’Association canadienne pour la liberté de choix porte sur la promotion de l’accès aux méthodes de contraception, la prévention des grossesses non-désirées, l’augmentation de la quantité et de la qualité d’information qui circule sur la santé reproductive, l’amélioration de l’accès aux services d’avortements sécuritaires, la formation des médecins et spécialistes de la santé aux thèmes reliés à la santé reproductive, ainsi que l’éducation des femmes, des hommes et des jeunes pour que tous et toutes puissent prendre des décisions éclairées en matière de sexualité et de reproduction.

CFC imagine un monde où les individus - indépendamment de leur âge, race, genre, orientation sexuelle, lieu de résidence, statut socio-économique ou autre statut- ont accès à l’information, aux ressources et aux services requis pour faire des choix libres sur tous les aspects relatifs à la santé et aux droits sexuels et reproductifs.

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Pour plus d’informations, veuillez contacter:

Dr. Norman Barwin,
Président, Association canadienne pour la liberté de choix 613-728-5711 (Anglais seulement)

Ou

Patricia LaRue,
Directrice générale, Association canadienne pour la liberté de choix 613-789-9958 poste 223






20ème anniversaire de la décriminalisation de l'avortement au Canada - Moment pour célébrer et pour adresser les défis qui se posent pour préserver la liberté de choisir des femmes Lancement de la campagne anniversaire "Pro-choix pour la vie" et de son site Internet


Ottawa, 28 janvier 2008 -- Aujourd'hui, ce 28 janvier, femmes et hommes à travers le Canada se souviendront de la décision Morgentaler et célébreront son 20ème anniversaire, décision historique décriminalisant l'avortement au Canada, permettant ainsi aux femmes canadiennes l'accès sécuritaire à l'avortement. Soyez fièrement "Pro-choix pour la vie " clament d'une seule voix les organismes pro-choix Action Canada pour la population et le développement (ACPD), l'Association canadienne pour la liberté de choix (CFC) et la Fédération canadienne pour la santé sexuelle (CFSH) lors du lancement sur la Colline parlementaire d'Ottawa d'une campagne virtuelle en faveur de la liberté de choisir des femmes. « Nous demandons à la population du pays de se joindre à nous et de réaffirmer son engagement en faveur du libre choix », disent ces organismes. « Affichez clairement et fièrement vos couleurs en portant le macaron, impliquez-vous sur la question et participez aux célébrations pour cette année spéciale. »

Cependant, même si ce moment invite aux célébrations, il n'en demeure pas moins que bon nombre de défis peuvent menacer la liberté de choisir des femmes. « Au Canada, plusieurs femmes font face à un nombre grandissant d’obstacles lorsqu’elles tentent de se faire avorter, dont, entre autres, le manque de connaissances de certains membres du personnel hospitalier, les coûts et le temps nécessaires au déplacement vers le point de service le plus proche, des restrictions aux ententes de facturation réciproques, l’information erronée et l’obligation de laisser un message sur une boîte vocale pour obtenir de l’information au lieu de parler à une personne directement. Tous ces obstacles empêchent les femmes de faire l’exercice de leur droit à contrôler leur fertilité, » commente Patricia LaRue, directrice générale de l’Association canadienne pour la liberté de choix.

En 2006, l'Association canadienne pour la liberté de choix entreprenait une vaste recherche en matière d'accessibilité des services d'avortements dans tous les centres hospitaliers canadiens. En avril 2007, l'association présentait le rapport Retour à la réalité, donnant les conclusions de cette recherche, qui soutiennent, entre autres que:

    • Depuis 2003, le pourcentage d’hôpitaux offrant des services d’avortement accessibles a diminué de 17,8% à 15,9%. Cela signifie dans les faits qu’un hôpital canadien sur six offre des services d’avortement accessibles.

    • 3 fois sur 4, les membres du personnel hospitalier avec qui notre chercheure a parlé n’étaient pas au courant des services offerts par leur établissement et ne pouvaient pas répondre à des questions à propos de l’avortement. 75% des membres du personnel avec qui nous avons parlé ont réagi à ces questions avec incrédulité, confusion ou avec un manque flagrant de renseignements.

    • Les services d’avortement disponibles et accessibles sont inégalement répartis sur le territoire canadien. La majorité des centres hospitaliers prestataires de services d’avortement sont concentrés dans les grands centres urbains, à moins de 150 kilomètres de la frontière américaine.

Pour sa part, Peggy Cooke, la gagnante du Concours Pro-Choix Canada, livre son témoignage quant aux obstacles que des femmes ont rencontrées lorsqu'elle faisait office d'accompagnatrice à la clinique Morgentaler au Nouveau-Brunswick. « Comment est-ce le système peut maltraiter les femmes à ce point alors que nous pensions vivre dans une société ouverte? Aucune femme aux prises avec une grossesse non planifiée ne devrait être obligée de subir les difficultés que cette province anti-choix lui impose. Le Canada ne sera pas pro-choix tant et aussi longtemps qu’il restera une seule femme qui endure ce type de jugement patriarcal parce qu’elle souhaite un avortement. »

« La décision Morgentaler est une victoire juridique qui pourrait facilement perdre de sa valeur face aux entraves qu'un gouvernement anti-choix peut opposer », explique Katherine McDonald, avocate et directrice générale de l'Action Canada pour la population et le développement, qui poursuit en donnant la séquence logique possible. « Il n’a qu’à désigner à des fonctions stratégiques un ministre anti-choix, qui à son tour retiendra les services de bureaucrates principaux tout autant anti-choix, qui auront à cœur de développer des politiques en matière de droits des femmes, droit de la personne et de santé sexuelle et reproductive, tout autant anti-choix. Il peut aussi nommer des juges anti-choix. Il peut retirer le financement aux cliniques, refuser l’homologation de nouveaux produits contraceptifs, refuser de reconnaître la nature médicale de l’avortement, éviter de sȁ

9;assurer que les provinces offrent des services d’avortement, et être silencieux lorsque des provinces manquent à leur devoir de dispenser des programmes d’éducation sexuelle complets pour réduire l’incidence des grossesses chez les adolescentes et du VIH/sida.»

« Nous, à la Fédération canadienne pour la santé sexuelle, sommes inquiets pour la nouvelle génération qui se fait bombarder par de la mauvaise information et par des campagnes basées sur la peur. En n’offrant pas d’éducation sexuelle exhaustive et de services adaptés à leurs besoins spécifiques, on nie aux jeunes l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées », affirme en terminant Linda Capperauld, directrice générale de la Fédération canadienne pour la santé sexuelle.

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Source: Johanne Fillion, Tél. : (613) 562-0880 poste 228 ou Cell. (613) 852-8392

NOTE: Le site Internet de la campagne ‘Pro-Choix pour la vie’ et les renseignements pour vous procurer votre macaron se trouve à l'adresse : www.prochoixpourlavie.com. Le rapport Retour à la réalité : Un aperçu de l’accès aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens est disponible en ligne sur le site de l'Association canadienne pour la liberté de choix, à www.canadiansforchoice.ca.





Le point sur l’accessibilité aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens.


L’Association canadienne pour la liberté de choix dévoile son rapport sur l’accès aux services d’avortement.

Ottawa, le 2 avril 2007 – Aujourd’hui, l’Association canadienne pour la liberté de choix annonce la parution du plus récent rapport d’étude sur l’accès aux services d’avortement dans les centres hospitaliers canadiens.

  • Parmi les principales conclusions de Retour à la réalité : Un aperçu de l’accès aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens:
  • Depuis 2003, le pourcentage d’hôpitaux offrant des services d’avortement accessibles a diminué de 17,8% à 15,9%. Cela signifie dans les faits qu’un hôpital canadien sur six offre des services d’avortement accessibles.
  • 3 fois sur 4, les membres du personnel hospitalier avec qui notre chercheure a parlé n’étaient pas au courant des services offerts par leur établissement et ne pouvaient pas répondre à des questions à propos de l’avortement. 75% des employées avec qui nous avons parlé ont réagi à ces questions avec incrédulité, confusion ou avec un manque flagrant de renseignements.
  • Les services d’avortement disponibles et accessibles sont inégalement répartis sur le territoire canadien. La majorité des centres hospitaliers prestataires de services d’avortement sont concentrés dans les grands centres urbains, à moins de 150 kilomètres de la frontière américaine.

«La lutte pour la liberté en matière de sexualité et de reproduction demeure un sujet qui requière beaucoup d’attention» explique le Dr Norman Barwin, Président de l’Association canadienne pour la liberté de choix. «Trop de Canadiens et de Canadiennes pensent que l’accès à l’avortement ne pose plus de problème depuis la décision Morgentaler de 1988. Notre recherche démontre justement le contraire.» En plus de peindre le portrait de la situation de l’accès à l’avortement au niveau national, Retour à la réalité propose une analyse par province et territoire, ce qui permet d’explorer les problématiques et particularités propres à chaque région.

«C’est tout simplement choquant de constater la façon dont les femmes sont traitées lorsqu’elles tentent d’obtenir des services d’avortement», commente Patricia LaRue, Directrice générale de l’Association canadienne pour la liberté de choix. «Des témoignages personnels démontrent que certains professionnels de la santé font preuve d’attitudes désobligeantes, méprisantes et même coercitives envers les femmes désireuses de mettre fin à une grossesse non-désirée.»

Jessica Shaw, Coordinatrice de la recherche à l’Association canadienne pour la liberté de choix et principale chercheure du rapport explique que «malgré le fait que l’avortement ne représente plus un crime depuis plus de 19 ans, les Canadiennes font face à un nombre grandissant d’obstacles lorsqu’elles tentent de se faire avorter. Parmi ces obstacles, nous retrouvons : le manque de connaissances de certains membres du personnel hospitalier, les coûts et le temps nécessaire au déplacement vers le point de service le plus proche, des restrictions aux ententes de facturation réciproques, de l’information erronée et l’obligation de laisser un message sur une boîte vocale pour obtenir de l’information au lieu de parler à une personne directement. Tous ces obstacles empêchent les femmes de faire l’exercice de leur droit à contrôler leur fertilité. C’est pour cette raison que l’Association canadienne pour la liberté de choix s’est engagée à faire le point sur l’accès aux services d’avortement tous les trois ans. La mise à jour de cette information est cruciale pour s’assurer que la population canadienne et québécoise est bien informée à propos de ses droits et de la santé en matière de sexualité et de reproduction.»

L’Association canadienne pour la liberté de choix est un organisme sans but lucratif pour qui les droits sexuels et reproductifs font partie intégrante de la santé et du bien-être de chaque personne. Créée en 2004, elle a pour mandat de mener des recherches sur les aspects sociaux, légaux, médicaux et politiques de la santé reproductive et d'utiliser cette information pour éduquer et former le personnel de santé à la prestation de soins de santé reproductive et pour fournir au public de l'information sur la santé sexuelle et reproductive, y compris des données sur l'accessibilité des services.

CFC croit en un monde où les personnes, sans égard à leur âge, leur capacité, leur origine ethnique, leur sexe, leur orientation/identité sexuelle, leur lieu de résidence ou leur statut économique ou autre ont accès à l'information, aux ressources et aux services essentiels pour effectuer et exercer des choix éclairés sur tous les aspects de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs.

Pour plus d’information, veuillez consulter Retour à la réalité : Un aperçu de l’accès aux services d’avortement dans les hôpitaux canadiens en ligne à www.canadiansforchoice.ca ou veuillez contacter l’Association canadienne pour la liberté de choix:

Patricia LaRue, Directrice générale
Tél: 613-789-9958 x223
Sans frais: 1-888-642-2725
Télécopieur: 613-789-9960
Courriel: directrice@canadiansforchoice.ca




Le point sur la liberté de choix:


Accès à l'avortement et à d'autres services essentiels: où en sommes-nous 18 ans plus tard?

Ottawa, le 26 janvier 2006 . L'organisation Canadien(ne)s pour la liberté de choix (CLC) annonce aujourd'hui son projet de marquer l'anniversaire de l'arrêt Morgentaler rendu en 1988 par la Cour suprême du Canada en faisant chaque année le point sur la liberté des choix sexuels et reproductifs au pays.

« Les Canadiennes et les Canadiens méritent de savoir si l'accès aux services de santé reproductive et sexuelle s'améliore ou se détériore », explique le Dr Norman Barwin, président de Canadien(ne)s pour la liberté de choix. « Nous disposons maintenant de données de référence nous permettant de juger si les femmes perdent du terrain en matière de liberté de choix. »

Dix-huit ans après l'historique arrêt Morgantaler, on constate que la liberté de choix des Canadiennes se heurte toujours à certains obstacles, particulièrement en ce qui touche l'accès aux services d'avortement. Une récente étude pancanadienne sur l'accès à ces servicesi dans les hôpitaux du pays révèle que:

    • l'avortement n'est offert que dans 17,8 % de l'ensemble des hôpitaux généraux du Canada; de plus, certaines juridictions, comme l'Île-du-Prince-Édouard et le Nunavut, n'offrent aucun service d'avortement en milieu hospitalier;

    • même les hôpitaux qui offrent des avortements dressent des obstacles devant les femmes désireuses de se faire avorter, notamment en fixant des limites de semaines de gestation et en imposant de longues périodes d'attente (allant jusqu'à 2-3 semaines);

    • dans bien des cas, le personnel hospitalier est incapable de renseigner les femmes sur les ressources parallèles;

    • les médecins et le personnel hospitalier privent les femmes de l'accès à ces services en refusant de les informer ou de les référer ou en les référant à des organismes anti-choix;

    • bien des femmes doivent parcourir de longues distances pour obtenir des services d'avortement, ce qui coûte cher en temps et en argent et peut nuire aux obligations professionnelles ou exiger que l'on prenne des arrangements particuliers pour faire garder les enfants.

De plus, les Canadiennes demeurent privées d'accès aux médicaments abortifs, qui permettent de bloquer le début d'une grossesse. L'abortif mifepristone (RU486) n'est pas encore accessible au Canada, même si l'Organisation mondiale de la Santé l'a récemment ajouté à la liste des « médicaments essentiels » en 2005 pour améliorer la santé et sauver des vies'ii

« Bien des gens, et particulièrement les jeunes femmes, croient que, comme l'avortement est maintenant légal au Canada, il leur sera facilement accessible au besoin », explique Morag Humble, membre de Canadien(ne)s pour la liberté de choix. « Les gens doivent comprendre la complexité de la situation, tant pour se protéger que pour lutter contre l'érosion de leurs droits fondamentaux. »

CLC s'activera pendant l'année qui vient à mettre à jour les données sur la disponibilité des services d'avortement dans les hôpitaux et cliniques du Canada. Il surveillera également de près d'autres données comme l'accès aux médicaments abortifs, la contraception d'urgence et d'autres services importants de santé sexuelle et reproductive, qui constituent la base d'une approche globale de la liberté de choix. Ces renseignements serviront à mettre sur pied des campagnes éducatives destinées aux professionnels de la santé et au grand public.

Même si l'accès à l'avortement demeure problématique pour de nombreuses femmes, deux réalisations importantes se sont concrétisées en 2005 au Canada en matière de choix sexuels et reproductifs:

>> en juin, la Chambre des communes a garanti leurs pleins droits matrimoniaux aux conjoints de même sexe, une étape cruciale pour éliminer la discrimination fondée sur la sexualité;

>> en avril, Santé Canada a approuvé la vente en pharmacie sans ordonnance d'un produit de contraception d'urgence. Commercialisé au Canada sous le nom de « Plan B », ce contraceptif d'urgence peut prévenir les grossesses s'il est pris dans les 72 heures suivant un coït non protégé.

« Il s'agit de réalisations importantes qui vont améliorer la vie de bien des gens au pays », a déclaré le Dr Barwin. « CLC entend célébrer toutes les occasions de choix offertes aux Canadiennes et aux Canadiens. »

Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada a déclaré inconstitutionnelle la loi anti-avortement et l'a abrogée, déclarant qu'elle restreignait indûment le droit des femmes à la vie, à la dignité et à la sécurité de la personne. Ce jugement, connu sous le nom de Décision Morgentaler, a eu pour effet de retirer l'avortement du Code criminel.

Canadien(ne)s pour la liberté de choix est un organisme de bienfaisance sans but lucratif pour qui les droits sexuels et reproductifs font partie intégrante de la santé et du bien-être de chaque personne.

Créé en 2004, CLC a pour mandat de mener des recherches sur les aspects sociaux, légaux, médicaux et politiques de la santé reproductive et d'utiliser cette information pour éduquer et former le personnel de santé à la prestation de soins de santé reproductive et pour fournir au public de l'information sur la santé sexuelle et reproductive, y compris des données sur l'accessibilité des services.

CFC croit en un monde où les personnes, sans égard à leur âge, leur capacité, leur origine ethnique, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur lieu de résidence ou leur statut économique ou autre, auront accès à l'information, aux ressources et aux services essentiels pour effectuer et exercer des choix éclairés sur tous les aspects de leur santé et de leurs droits sexuels et reproductifs.

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CLC, 613-789-9958, ou au numéro sans frais: 1-888-642-2725

Nota: Notre dossier de presse et le rapport cité en référence, Liberté de choix: Sauvegarde du droit à l'avortement au Canada (2003), sont disponibles en ligne à www.canadiansforchoice.ca

i Ligue d'action canadienne pour le droit à l'avortement, Liberté de choix: Sauvegarde du droit à l'avortement au Canada. Ottawa, CARAL, 2003.

ii Le RU486 est disponible en France depuis 1988 et aux États-Unis depuis l'an 2000.